11 Rue porte de Baron, 60950 Montagny-Sainte-Félicité
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Visite Guidée

Montagny en quelques chiffres 

UN MONUMENT HISTORIQUE

MAIRE

 

450 HABITANTS

11 ÉLUS MUNICIPAUX

Découvrir Montagny-Sainte-Félicité

AU FIL DES RUES

Départ de la place centrale.

La place du Fort : Ici s’élevait autrefois une petite construction composée d’une tourelle et d’une chapelle, démolie vers 1807. Au centre se dresse encore une croix ouvragée, semblable à huit autres présentes aux alentours, certainement réalisées par un même artisan.
Empruntez la rue Moitié, puis la ruelle de Chaalis, bordées de vieux murs, d’anciennes bâtisses et de fermes, autant de preuves que le village a finalement peu changé depuis le XVIIIᵉ siècle.
Parvenez à la place Niville, puis prenez à gauche la rue du même nom.

La ferme du Tournebut, puis la ferme de la Porte de Baron, sont deux beaux exemples d’exploitations anciennes, construites autour d’une vaste cour pavée de grès de la forêt d’Ermenonville.

La croix Ganneval : À la sortie du village, sur votre gauche, observez cette jolie croix de carrefour, dont les petites flammes évoquent « l’Esprit saint ».
Rentrez dans le village par la rue Porte de Baron. Il y a peut-être eu, autrefois, un système défensif, composé de murs et de portes fortifiées, dont l’une s’ouvrait ici.


GÉOGRAPHIE

La commune de Montagny-Sainte-Félicité est située dans le sud de l’Oise, dans la plaine agricole du Valois multien, à la lisière sud-est de la forêt d’Ermenonville, à une distance orthodromique de 42 km au nord-est de Paris, soit 47 km par la route.
L’important bourg de Nanteuil-le-Haudouin, chef-lieu de canton, se trouve à 6 km à l’est par la RD 922, tandis que le chef-lieu d’arrondissement, Senlis, est à 17 km au nord-ouest par Ermenonville et la RN 330. La RD 922 est la seule route importante traversant le village d’est en ouest. La RD 100, deuxième route départementale de la commune, est orientée nord-sud.

Au Plessis-Belleville, au sud, elle rejoint la RN 2, voie express vers Paris. Au nord, la RD 100 se dirige vers Baron (RD 330a), Rully (RD 1324) et Villeneuve-sur-Verberie (RD 1324).

En matière de transports en commun, Montagny est desservie par la ligne d’autocars n° 20 du réseau départemental Sud-Oise (Senlis – Le Plessis-Belleville). Cette ligne, à vocation essentiellement scolaire, ne propose que deux allers pour Senlis et un retour pendant les vacances scolaires, du lundi au vendredi.


AUTRES ÉLÉMENTS DU PATRIMOINE

L’abreuvoir, au carrefour rue du Moutier / RD 922 : Appelé localement « la mare », il s’agit d’un plan d’eau rectangulaire situé entre la route et le mur d’enceinte d’une propriété privée. En l’absence de cours d’eau, une telle mare était essentielle pour abreuver le bétail, mais aussi en cas d’incendie. Une seconde mare, plus petite, subsiste impasse des Grimpereaux, à l’ouest du village, en face de la ferme du même nom. La troisième mare, près de l’église, a aujourd’hui disparu.

Les croix et calvaires : Montagny en compte six, symboles de protection, marquant les limites du village. Jadis, ils servaient d’étapes aux processions, notamment le dimanche le plus proche du 10 juillet, pour la fête de sainte Félicité. Souvent, ces croix étaient érigées par des paroissiens à l’occasion d’événements marquants de leur vie. En raison des destructions de symboles religieux durant la Révolution, la plupart ne datent que du XIXᵉ siècle et sont en fer forgé.

La croix située à l’entrée nord du village, sur la RD 100, est appelée croix Ganneval. Les volutes entre les branches sont censées représenter des flammes, métaphore de l’Esprit saint.
Près de l’église se trouvent la croix Mathieu (au coude de la route) et la croix Saint-Martin (face au portail), cette dernière en bois et entourée d’érables. À celles-ci s’ajoute la croix du cimetière. Une cinquième croix se situe près de l’entrée ouest du village, place du Jeu d’arc, et une sixième sur la place du Fort, au centre du village.

L’ÉGLISE

Classée aux Monuments historiques depuis 1862.

La première église de Montagny, aujourd’hui disparue, se trouvait déjà à cet emplacement et était accompagnée d’un prieuré de l’abbaye Saint-Vincent de Senlis. Le choix d’une position à l’écart du village pourrait s’expliquer par la proximité d’une léproserie, mais cette hypothèse doit être nuancée, puisque la rue du Moutier était jadis flanquée de maisons jusqu’à l’église.

L’édifice actuel, une église-halle de style flamboyant, a été construit au XVIᵉ siècle sur les fondations de la précédente église du XIIIᵉ siècle. De cette dernière subsiste la pile sud-ouest de la croisée du transept, visible dans la cinquième travée de la nef, qui supportait sans doute le clocher primitif.

Le monumental retable de l’autel, daté de 1568, indique que l’essentiel des travaux était probablement achevé à cette époque. Toutefois, il semble que le clocher n’ait été terminé qu’au XVIIᵉ siècle, bien qu’il ait conservé le style flamboyant, alors que le style Renaissance s’était déjà imposé depuis une cinquantaine d’années.

C’est surtout la flèche pyramidale octogonale, haute de 30 m, qui attire le regard. Ajourée et ornée de crochets, elle s’élève au sommet d’une tour de 35 m, dont les six niveaux sont marqués par des larmiers. L’étage de beffroi est percé, sur chaque face, de deux baies abat-son géminées, et une balustrade couronne les murs. 

Les petits pinacles qui terminent les contreforts d’angle sont reliés à la flèche par de petits arc-boutants décoratifs. Ce clocher, l’un des plus hauts de l’Oise, se situe à l’extrémité sud-ouest de l’église. Il est flanqué au sud-est par une tourelle d’escalier, coiffée elle-même d’une petite flèche.

La nef aveugle et les bas-côtés comprennent six travées, pas tout à fait homogènes, et se terminent à l’est par un chœur pentagonal éclairé par cinq hautes baies. L’agencement intérieur rappelle fortement celui de l’église de Baron : toutes les travées sont voûtées sur croisées d’ogives simples, dont les nervures pénétrantes se fondent dans les piliers ondulés, sans chapiteaux.

La grille du chœur date du XVIIIᵉ siècle, tandis que les fonts baptismaux sont de style Renaissance, tout comme le portail occidental.